20.10.05


10- L'année des méduses.

Valérie Kaprisky dans un bar m’a souri. Je ne l’avais pas reconnu, ça ne lui a pas beaucoup plu ; je me suis rattrapé en lui offrant un thé on a parlé de Zulawski, de mon blouson kaki. Son regard m’a ému mon sourire lui a plu, on est allé chez moi dans ma chambre sous les toits. Au mur « La femme publique »,un livre de Stanley Kubrick trônait sur la table basse j’étais un peu à la masse. Elle a pas beaucoup parlé moi elle m’intimidait, l’idole de mes douze ans dans mon appartement. C’est elle qui m’a embrassé, j’étais un peu empoté, peu à peu j’ai basculé, je me suis cassé le nez. La table en verre du salon était trop prés du futon, mas narines pissaient le sang, j’avais vraiment l’air d’un con. Elle est partie en riant, en m’embrassant tendrement. D’un geste lent de la main je lui ai dit à demain. De la tête elle m’a dit non, même si tu es très mignon. Le téléphone a sonné, Juliette m’a réveillé.

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