7.11.05

27- Confessions d'un homme dangereux.

Je n'ai pas honte de dire que mon rêve et mon but dans la vie, c'est d'être connu. Je ne le dis jamais mais je le pense tellement fort que cette envie suinte de tous les pores de ma peau. Comme si la célébrité allait m'apaiser, qu'elle allait être le remède contre mes complexes, mes frustrations. Je me suis jeté dans cette quête comme si toute ma vie en dépendait. Mais sans me donner les moyens d'y arriver. Car comme tous les gens orgueilleux, je suis incapable d'être arriviste et de calculer les choses. Moi je voudrais qu'on me remarque dans la rue. J'aurais voulu que Dominique Besnéhard m'ait remarqué le jour ou je l'ai croisé avec Valérie Kaprisky à "La nuit du Feu des pompiers de Paris". J'étais là, juste à côté d'eux, et je faisais des grands gestes maladroits pour qu'on remarque. Evidemment, il ne m'a pas vu. Je l'ai recroisé à d'autres occasions, et il ne m'a pas vu non plus. En même temps, il ne peut pas voir tout le monde, et je ne suis pas le genre de garçon que l'on remarque comme ça. C'est pour ça que je suis incapable de m'inscrire à une émission de téléréalité. Ce serait plus simple. En deux mois, je serais célèbre, et on en parlerait plus. Mais je n'ai pas le courage d'être quelqu'un d'autre pour entrer dans ce monde. Pierre Langlois y serait trés à l'aise en revanche. Mais je n'ai même plus le courage d'être Pierre Langlois. Nicolas Truffaut, lui ne serait pas à l'aise. Parce que de nous trois, c'est l'intellectuel, et qu'il est contre cette culture populaire de la célébrité factice.

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